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Death on Two Legs : quand Queen évacue la pression

En 1975, le quatrième album de Queen paraissait. “A Night at the Opera” est une œuvre plutôt connue, parce qu’elle contient entre autres une petite chansonnette qui ne paye pas de mine intitulée Bohemian Rhapsody.

Mama mia !

Cependant il serait bien dommage de s’arrêter à cette seule musique pour décrire l’album. Il y a en fait beaucoup d’autres morceaux notables, et j’apprécie particulièrement la toute première chanson, celle qui ouvre l’album, intitulée “Death on Two Legs (Dedicated To…)”.

Dedicated to ? Qui peut bien avoir eu l’insigne honneur de se voir dédier une chanson par Queen ??? Ne soyez pas jaloux trop vite. Voyez-vous, à cette époque, Queen venait de se séparer de leur manager, Norman Sheffield, qui les avait propulsés dans le monde du showbiz. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la relation entre cet homme et le groupe n’était pas des plus saines ! “Death on Two Legs” est en fait dédié à cet ex-manager, et c’est un clash digne d’un gros album de hip-hop westcoast.

Si l’on en croit Freddie Mercury, Sheffield était apparemment le pire des esclavagistes ! Si par malheur vous ne parliez pas anglais et donc ne pouviez pas savourer à leur juste mesure les paroles de Death on Two Legs, je me suis permis de faire une traduction maison que vous pouvez télécharger en cliquant ici. J’ai même essayé de respecter les rimes et tout ! Alors merci qui ?

Tsss. Ils sont déjà ailleurs…

Évidemment, quand Sheffield a eu vent de la chanson, il a poursuivi le groupe pour diffamation et a ainsi reçu un peu d’argent des suites d’un accord à l’amiable.  Mais quand on y réfléchit, ça n’a pas vraiment de prix de chanter un tel doigt d’honneur dans ses concerts ! Sheffield aurait par la suite répondu aux accusations de Death on Two Legs dans son livre “Life on Two Legs” (hoho) en disant que c’est lui qui avait découvert le groupe et qui lui avait permis d’être connu, donc fuck off. C’est sans doute vrai… mais ce n’est pas ce que j’appellerais un contre-argument.

“Monsieur, vous êtes un trou de balle

- Peut-être mais j’en ai le droit.

- Oui mais vous savez ce que je leur fais, moi, aux trous de balle ?”

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